Il me semble qu'un des points communs des personnes réceptives au discours anti-vax ont comme particularité d'avoir un passif médical lourd.

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Dans la détresse émotionnelle de ceux qui ont bu leur discours mortifère comme du petit lait. Parce que le cancer a déjà emporté un de ses fils, ma mère est très sensible à vos discours de peur et n'avait pas besoin de vos enfumages. 4/n

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Ce qui pourrait être étonnant, vu que pour ma part ça a joué plutôt à l'inverse. A tel point que j'ai du mal à saisir comment on peut être anti-vaccin après avoir eu (et avoir encore) un historique lourd avec le système de santé.

Peut être qu'une des pistes seraient le milieu de santé lui-même, avec son incapacité généralisée à établir des relations de confiance entre médecins et patients ?

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Je veux dire qu'à force de vouloir rester sur un discours technique qui exclu partiellement ou totalement les patients des décisions médicales les concernant, faut peut être pas s'étonner que ça pousse ceux-ci à s'informer ailleurs et comme ils le peuvent.

Et comme souvent dans ces cas-là les enjeux sont graves et traumatisant, on se retrouve vulnérable assez rapidement à ceux qui nous promettent la lune en promettant de tout nous révéler.

Bref on parle beaucoup du gouvernement comme responsable de la situation actuelle, mais celle-ci n'est pas non plus sortie de nul part. Le milieu médical à sans doute beaucoup à apprendre sur ce que cette défiance dis de lui.

C'était mon avis rapide sur la question. Je dis pas que ça explique tout (il y a aussi des trucs plus classiques comme du virilisme ou des discours eugénistes) mais ça me semble assez explicatif de positionnement a priori paradoxal (en tout cas pour moi).

Pour être plus clair sur ma position : j'ai connu des spécialistes qui me prenait 5 minutes en consultation et dont le but était clairement d'expédier celle-ci le plus rapidement possible, sans jamais prendre le temps de m'expliquer quoique se soit.

Des spécialistes qui m'ont ensuite +/- cachés des infos concernant les choix et les risques qui s'offraient à moi. Il y a vraiment de quoi être dégouté de comprendre quoique se soit à sa situation.

Cela peut s'expliquer par le fait que ces gens ne sont souvent pas formé à échanger avec un patient et ses angoisses, et qu'une stratégie est de rester le plus technique possible, afin de déposséder le patient de la gestion de sa maladie.

Il y a sans doute aussi un problème de temps, ces consultations n'étant a priori peu valorisées et donc peu pensé en dehors de l'obligation légale d'informations. La maitrise des connaissances est bien plus valorisée.

Personnellement j'ai fais des études d'ingénieur, ce qui m'a "protégé" je pense contre les analyses pseudo scientifique et m'a permis de comprendre que cette gestion de merde ne provenait pas d'un complot mais d'une formation trop technique au détriment de l'humain.

@morifen333
Le milieu universitaire aussi probablement
Et journalistique. Parce que même les journaux de gauche qui prétendent (en filigrane) etre avec "les gens" ben iels produisent régulièrement du contenu bourré de jargon et de vocabulaire (pseudo-)universitaire.
A force de flatter la gauche "universitaire" (dont je fais partie), iels se coupent d'une partie de la population. Enfin, ce me semble

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mstdn

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